Home

Quand le vent assèche le regard assez longtemps Les paupières ne se ferment plus Les paupières se soudent et la douleur un peu enivrante d’avoir les yeux qui gèlent et les orbites en dérive D’être assoiffé d’une larme une seule jusque dans les jambes

 

Quand les cils se parent de glace et puis qu’ils tombent Laissant le regard un peu plus nu et béant Quand cette peau semble étrangement trop petite pour nos hivers Quand mes yeux craquent Quand si je les ferme c’est fini C’est fini si je les ferme et je répète et je répète et je compte

 

J’en ai perdu ton odeur pour celle de la glace plus vieille que moi que nous Que cet amas de chairs qui nous sépare Que le bout de mes doigts dans mes mitaines pas très étanchent à ce genre de soir de froid là

 

L’odeur de la glace

Et rien d’autre

 

Quelque chose de nouveau Un souvenir automatique qui out shine un peu tout Dans ce genre de soir de froid là Dans une blancheur si pure que presque mauve Dans une douleur trop vive pour respirer J’ai respiré J’ai respiré l’hiver, ses fjords et ses glaciers

 

Et j’ai recommencé

Tout

 

Winter was here all along

 

 

 

 

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s